Les artistes de la Collection Impermanente du LOTO d’arts : Olivier Pinalie

Olivier Pinalie est artiste, plasticien, son expression privilégiée, depuis plus de trente ans, reste la gravure.
Pour la Collection Impermanente, il offre une grande gravure, encre bleue sur papier arche, intitulée, Installation Hydro-Tellurique.

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Depuis de très nombreuses années Olivier Pinalie vit et travaille dans le XX ème arrondissement de Paris, dans le vieux quartier des ouvriers du bois et du vin, le quartier des Apaches et de Casque d’Or. Comme pour se concentrer sur la « canaille révolutionnaires et anti-bourgeoises », son atelier se situe impasse des Vignoles, là où la fédération anarchiste, la Confédération Nationale des Travailleurs, C.N.T., siège depuis l’après guerre*.
Nous pouvons abordé, Olivier Pinalie avec deux livres. Le premier, qu’il a écrit, le définit bien dans ces aspirations profondes et l’engagement de l’artiste dans son environnement, des relations entre individu, géographie et histoire.
Un Dimanche de la Vie, La révolution espagnole 1936-1939 éditions du Monde Libertaire. 

OPinalie

Le second livre relate l’histoire des jardins partagés, qui, avant d’être une idée urbaine consensuelle fût un combat, dont Olivier Pinalie fut a l’origine et l’artisan.

Jardins partages… »Parfois pour dire « jardin partagé », est employé comme synonyme « jardin solidaire ». Ce nom provient du Jardin solidaire, le plus grand jardin partagé de Paris, qui a laissé sa place en 2005 à un gymnase. Durant la destinée de ce jardin aujourd’hui disparu, son initiateur Olivier Pinalie a rédigé un journal de bord dont trois extraits ponctuent ce livre. Cette chronique retrace l’histoire de ce jardin passé à la postérité, créé en 2000 sans autorisation sur une friche de 2500 m2du 20e arrondissement, deux fois rasé, mais devenu cependant lieu d’amitié, d’éducation, et surtout le « symbole de l’autogestion et de la force de créativité des habitants » »…
Jardins Partagés de Laurence Baudelet, Frédérique Basset & Alice Le Roy chez Terre vivante.

À la fin des années 90, Olivier fait des ateliers d’initiations à la gravure pour La Source, association d’insertion sociale par l’expression artistique du peintre Gérard Garouste.
Il organise et participe à de nombreuses expositions collectives. L’abnégation artistique n’est pas tous les jours simples. Les menaces d’expulsions dans son quartier étouffé par la spéculation, fragilise les communautés et les habitants.
Les paroles d’un « critic’art » prétentieux  se voulant blessant, va changer le parcours artistiques d’Olivier Pinalie.
Il invective l’artiste, en recherche, pour le réduire, méprisant, à la condition, juste technique et ouvrière, de jardinier, d’artisant, d’ouvrier ! Une parole du type, « …vous feriez mieux de retourner à votre métier et faire pousser des fruits et légumes »…
Quelques jours plus tard, l’artiste, féru d’histoire des jardins, s’implique dans un nouveau champ d’investigation créatif, un terrain en friche depuis de nombreuses années, baptisé par les jeunes du quartier la Réfo (forêt en verlan), au bout de l’impasse Satan.
La toponymie  invite l’intellectuel avisé et le poète créatif.
Olivier Pinalie peint, sur le mur percé, en hommage  évident, la Bouche de l’Enfer des Jardins de Bomarzo de Rome.
L’artiste s’invite, compose, prend possession et partage. La suite n’est que l’Histoire des jardins urbains de France.
La Refo BomarzoPour télécharger l’histoire De la Refo au Jardin Solidaire d’Hélène Soulier et du Jardin Solidaire Au Jardin partagé  (en pdf).

La Refo
Les fondateurs de la C.N.T. sont des anarchistes espagnols qui écrasés par l’extrème droite espagnole et trahis par les communistes, rejoignent, au Maroc, la 2ème D.B. du Général Leclerc pour délivrer la France occupée par les Nazis et pouvoir, pensaient-ils,  avec la Victoire et l’aide des alliés continuer leur combat contre le fascisme européen, rejoindre Barcelone et vaincre la dictature franquiste. Une nouvelle fois trahis par les puissants intérêts politiques des lendemains de guerre, leur projet de liberté abandonné, certains de ses anarcho-syndicalistes s’installeront rue des Vignolles avec la Confédération Nationale des Travailleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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