Les artistes qui s’engagent pour le LOTO d’arts : Barbelo

 

Barbelo

 

 

BARBELO, ancien marin devenu peintre-sculpteur, est fasciné par la décomposition des formes, par leurs plis et leurs reflets, par les résistances de ce qui se dilue autour de lui. Il s’interroge « Quelle est cette matière qui freine ou accélère la lumière, qui me révèle le monde visible tout en me cachant l’invisible. »

Il fait des tableaux, des sculptures, des gravures, des lithographies, ainsi que des « livres objets », qui sont pour lui des « empreintes intérieures » qui enregistrent la sédimentation des choses. II nous montre ce qui se passe en lui lorsqu’il voit, c’est à dire perçoit, et semble saisir quelque chose. Cela s’engramme instantanément au profond de lui-même, à la faveur d’un contact unique, parfois difficile, parfois plaisant Ces instantanés sont des vestiges, il les exhume pour les arracher à l’oubli. Ces échantillons à peine saisis qu’il tire du silence et de l’anonymat, aussitôt il les recouvre, les efface. C’est dans cet effacement que nous découvrons l’ineffaçable, ce qui lui résiste. Dans sa création, BARBELO opère autant un enfouissement qu’un désenfouissement une re-dé-couverte, comme il aime à le dire.

De chaque trace. de chaque sillon, de chaque ligne, il invente une nouvelle écriture. Il les crypte et les redéctypte, faisant et défaisant des « palimpsestes ». Qu’il peigne, sculpte ou grave, il opère des « étagements » de dynamisme et de sens jusqu’à ce que l’image ou la forme parle au regard du spectateur. Ainsi, BARBELO puise la force de dépasser les contradictions de la matière et de la lumière plein/vide. clair/obscur, figurable/infigurable, etc. Il nous révèle les interactions des quatre éléments, qu’il fond dans la couleur, nous montrant un monde en déconstruction et reconstruction, toujours fluctuant.

« Homme de mer », comme Charles ESTIENNE, « marin-philosophe » comme Michel SERRES, il est persuadé que ces deux actions quoique distinctes existent corrélativement ensemble.

Après, Bram VAN VELDE, Charles LAPICQUE ou Zao WOU-KI, c’est cet enchevêtrement fugace que BARBELO nous dépeint.

Ses œuvres, tout en ouvrant la porte a l’imaginaire, aux rêves et aux songes instaurent un dialogue particulier avec la matière et la lumière, avec des morphologie profondes qui procèdent « dans » et « par » quelque chose mil invoque ou évoque.

A sa façon, BARBELO répare la réalité, Il nous aide a la recréer. Dans une navigation « à l’estime » qu’il nous fait partager, inlassablememt. il nous parle du « dess(e)in des signes ». Il nous montre que l’inconscience est autant le propre de l’homme que la conscience. Que si les pensées inconscientes, ont un sens, elles réclament pour venir à jour un sujet qui les profère dans la dimension humaine de ses joies et de ses souffrances, de ses oeuvres et de ses projets

Marguerite Pay 1997 Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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